MISE EN LIGNE DU WEBZINE

Nous avons l’immense joie de vous annoncer que le webzine est désormais en ligne à l’adresse

lesoursesaplumes.com

Nous laissons cet incubateur en ligne pour les articles qu’il contient déjà, mais il ne sera plus mis à jour…donc rendez-vous sur http://lesoursesaplumes.com/ !

Revue du web du 23 février au 1er mars

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Cette semaine, retour sur le procès dit « du Carlton de Lille » qui est exploité par les abolitionnistes pour défendre leurs positions qui risque de menacer les travailleu-se-r-s du sexe.

Et tandis que les Oscars furent l’occasion d’un discours de bon sens, un autre procès met en accusation de sexisme qui imprègne la Silicon Valley. Une maire française elle, interdit Rokhaya Diallo de parole au nom de la défense de la liberté d’expression, parce que son féminisme ne lui plait pas. Autre débat, celui sur la taxation des produits hygiéniques, qui concerne tout ce-lles-eux qui ont leurs règles et les considèrent comme de première nécessité.

Enfin, signalons la sortie d’un Atlas Mondiale qui donne des données et des chiffres sur la situation des femmes dans le monde.

Bonne semaine et rendez-vous tou-te-s dimanche 8 mars à Belleville pour la manif’ (et le lancement du site) !

Les Ourses à Plumes

Revue du web du 16 au 23 février

cloud17Commençons cette revue du web par le procès de DSK, concernant l’affaire du Carlton. Les justifications de DSK et le débat autour des violences subies par les prostituées rappellent combien il est encore difficile de faire admettre que, oui, une prostituée peut être violée.

En Turquie, le viol et le meurtre d’une étudiante a suscité une grande mobilisation. Les femmes ont décidé de descendre dans la rue pour dénoncer le harcèlement dont elles sont victimes au quotidien.

En France, les femmes ne sont pas forcément plus en sécurité… En témoigne le viol subi par une passagère d’un RER, qui se serait déroulé sans que personne n’intervienne.

Autre sujet de cette semaine, le droit à l’avortement.Plusieurs propositions pour faciliter l’accès à l’avortement figurent dans un rapport présenté mercredi 18 février à la délégation aux Droits des femmes à l’Assemblée nationale. Parmi elles, la suppression du délai de sept jours imposé aux femmes qui ont choisi l’IVG.

Au Chili, la présidente Michelle Bachelet a entamé les démarches pour un projet de loi visant à dépénaliser l’avortement, encore passible de 5 ans de prison pour les femmes qui y ont recours. Quant à l’Espagne, son gouvernement a renoncé à certains points de son projet de loi (notamment l’interdiction de l’avortement même en cas de la malformation du fœtus) pour se concentrer sur les mineures y ont recours.

Finissons cette revue du web par deux bonnes nouvelles : un magazine féminin afghan essaie de renaître sur Internet ; et une petite victoire sur le sexisme en France, suite au tollé suscité par la mise en vente à la boutique de l’Assemblée nationale d’un tablier Olympe de Gouges.

Les Ourses à plumes

Revue du web du 9 au 15 février

cloud17 Alors que la Saint Valentin a été, comme chaque année, l’occasion d’une forte propagande consumériste et hétéronormative, Le Monde s’intéresse à la production de roses en Afrique, où la main-d’œuvre, majoritairement féminine, est soumise à une forte exploitation capitaliste et coloniale. Plusieurs milliers de femmes philippines en ont quant à elles profité pour se mobiliser contre les violences faites aux femmes au cours d’un flash-mob. En France, des féministes mobilisées contre l’extrême-droite et le fascisme reviennent sur les dangers que présente le FN pour les droits des femmes. D’autres se mobilisent sur Twitter contre les clichés sexistes véhiculés (haha) par les pubs. Très bonne nouvelle pour l’américaine Chelsea Manning, toujours emprisonnée dans son pays pour « trahison », et qui a enfin obtenu le droit d’avoir accès à un traitement hormonal. Quant à Anita Sarkeesian, toujours victime de harcèlement violent pour son analyse du monde des jeux vidéo, elle devient un personnage du jeu Towerfall (par ailleurs assez fun à jouer).

Les Ourses à plumes

Revue du web du 2 au 8 février

cloud17Après l’affaire de la fresque, nous permettant de nous interroger sur le sexisme ambiant chez les médecins, les touchers vaginaux non-consentis lorsque l’on se retrouve au bloc a ravivé les débats… Les témoignages d’étudiant-e-s font parfois froid dans le dos… Oui, un toucher vaginal, lorsque l’on est inconsciente et que l’on n’a pas donné son accord, c’est un viol.

Autre sursaut face aux attouchements, celui d’une Indienne, qui a réussi à réagir face à son agresseur et à l’humilier publiquement. Un geste et un réflexe (le filmer) qui peut inspirer…

Cette semaine on a aussi relevé un article qui invite à la réflexion sur 50 nuances de Grey. Relation consentie ou violences qui se font passer pour glamour ?

Finissons cette revue du web par un article très complet sur le regard porté sur l’excision, qui réaffirme notre volonté d’intersection des luttes, de mobilisation contre cette double oppression.

Les Ourses à plumes

Revue du web du 26 janvier au 1er février

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La revue du Web de cette semaine est marquée par le sujet des viols et violences faites aux femmes, et du rôle qu’y jouent les institutions.

En Egypte les femmes se mobilisent pour lutter contre les violences dont elles sont victimes chez elles, dans le cadre d’actions militantes et de la part de la police. Leur situation est très grave et elles ne sont en sécurité nulle part.

En Équateurs les femmes se mobilisent contre ces violences et le féminicide, prégnant dans le pays, en osant utiliser le mot « putain » pour se réapproprier le stigmate. Une démarche qui leur a attiré les foudres des autorités catholiques, plus préoccupées du vocabulaire des femmes que de leur sécurité.

En Inde c’est toujours au nom de l »autorité morale qu’un conseil du village qui a condamné une femme à subir un viol collectif.

Mais pas besoin d’aller plus loin qu’en France pour constater qu‘un homme qui a violé sa femme à plusieurs reprises est protégé par la justice qui le condamne à du sursis et par les journalistes, qui relatent l’affaire avec des guillemets autour du mot viol… Et comme le fait remarquer un commentateur : « Du sursis pour plusieurs viols conjugaux… (crimes avec circonstances aggravantes) A comparer avec des peines de prison ferme pour apologie du terrorisme (délit) »

Tandis qu’en Belgique des femmes osent enfin parler des enlèvements d’enfants dont elles ont été victimes de la part d’institutions catholiques, qui les jugeait indignes d’être mères.

Occident toujours : exercer sa liberté d’expression, quand on est une femme, c’est s’exposer à des agressions, des menaces de mort et de viol, et au harcèlement, comme l’exemple d’Anita Sarkeesian continue hélas à nous le montrer.

Dans le reste de l’actualité, la fermeture d’un centre IVG éloigne un peu plus, 40 ans après la Loi Veil, les femmes de l’accès effectifs au droits fondamentaux de la contraception et de l’avortement; la grand écrivaine Nancy Huston rappelle quelques vérité qui fâchent sur Charlie Hebdo et, alors qu’on commémore les 70 ans de la libération des camps de concentration nazi, un article invite à rendre aussi hommage au femmes (et compagnons) de déporté-e-s, victimes collatérales et qui ont porté le poids de ces événements tragiques pendant des décennies.

Revue du web du 19 au 25 janvier

cloud17Commençons cette revue du web par le buzz fait en début de semaine par la découverte d’une fresque représentant un viol collectif, dans la salle des internes de l’hôpital de Clermont-Ferrand. Les associations féministes se sont mobilisées pour la dénoncer, ainsi que la culture sexiste qu’elle véhicule, que le prétexte de l' »humour cabin » des médecins n’excuse certainement pas.

Le Collectif féministe contre le viol lance d’ailleurs cette semaine une campagne sur le viol pour rappeler que près de 80% des agresseurs sont des proches, avec des conseils d’accompagnements des victimes.

Alors que la manifestation mémorant les 40 ans de la légalisation de l’avortement s’est déroulée le week-end dernier, aux Etats-Unis, ce droit est encore menacé. En effet, la Chambre des représentants, majoritairement républicaine, a adopté jeudi 22 janvier une proposition de loi qui pérenniserait l’interdiction de l’utilisation de fonds publics fédéraux pour des avortements ou des assurances incluant l’avortement.

Les inégalités homme-femme continuent, malgré les beaux discours d’Emma Watson, citons ce chiffre, tombé cette semaine, la retraite moyenne des femmes est inférieure de 26% à celle des hommes en France.

Les Ourses à plumes

Revue du Web du 12 au 18 janvier 2015

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L’actualité de cette semaine c’est tout d’abord les 40 ans de la loi Veil, permettant pour la première fois un accès légal des femmes à l’avortement en France. A cette occasion, grande manifestation à Paris pour défendre ce droit fondamental encore et toujours menacé, notamment dans son accès effectif. Annonces aussi du gouvernement pour faciliter l’accès à l’IVG mais qui font malheureusement l’impasse sur un moratoire sur la fermeture des cliniques IVG.

Une sage-femme de la maternité des Bluets à Paris est, quant à elle, comparue en conseil de discipline pour avoir dénoncé les violences conjugales dont était victime une de ses patientes, suite à la plainte du mari de celle-ci.

Violences toujours, le Projet Crocodile sort une série de conseils aux harceleurs, mais aussi aux témoins de harcèlement.

Alors qu’aux USA la Cour Suprême accepte finalement de se saisir de la question de l’ouverture du mariage aux couples de même sexe, un article de Slate revient sur les relations entre mouvements LGBTQs et féministes et leurs divisions, en particulier sur les question de la GPA et de la prostitution, mais aussi sur la place des femmes dans les mouvements LGTBQs et l’invisibilation des lesbiennes.

Enfin, saluons les manifestations contre l’islamophobie qui ont eu lieu ce dimanche, alors qu’on assiste à une flambé d’actes racistes depuis les attentats à Charlie Hebdo, dont des agressions de femmes voilées.

Les Ourses à plumes

Revue du web du 5 au 11 janvier

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Cette semaine, le traitement de l’actualité fut dominé par le massacre perpétré au magazine Charlie Hebdo, et par les meurtres commis pour faciliter la cavale des deux auteurs.
Cependant, nous ne commencerons pas cette revue du web par « je suis Charlie ». Nous éprouvons bien sûr de l’horreur à ces morts tragiques et la plus grande compassion pour les familles des victimes. Nous n’avons aucune sympathie pour les trois assassins. Mais nous refusons l’hypocrisie et la récupération politique.
Non, nous n’étions pas d’accord avec la ligne éditoriale de Charlie Hebdo, et parmi ce qu’ils publiaient, il y avait des textes et des dessins qui s’opposaient aux valeurs que nous défendons. Ce n’est ni le lieu, ni le moment de faire la critique du sexisme, de l’homophobie et du racisme qu’on pouvait trouver dans ce magazine, et qu’ils aient tenu ces propos ne justifie en rien l’exécution de leurs auteurs. Cependant, non, nous ne sommes pas « Charlie ». Et Charlie n’était pas nous.
De plus, nous refusons de participer à la grande supercherie de « l’union nationale » : nous refusons de nous « unir » avec des gens qui mettent toute leur énergie à saper les droits des travailleurs, des personnes racisées, des femmes, des LGBTQs. Nous refusons de « défendre la République », qui est un système de domination que nous voudrions voir remplacé. Et nous refusons d’aider ces dominants à utiliser ces morts tragiques pour créer un écran de fumé sécuritaire et larmoyant derrière lequel continuer leur travail de sape.
Nous ne sommes pas Charlie. Nous sommes pour le respect de la liberté d’expression, de la vie et des droits de touTEs, contre les racismes, le sexisme et les LGBT-phobies. Et nous sommes de tout cœur avec les familles des victimes.

Nous irons au rassemblement contre la mobilisation islamophobe de dimanche 18 janvier, pour soutenir les victimes collatérales de ces assassinats. En effet, les violences à l’encontre des musulman-e-s ou identifié-e-s comme tel-le-s se sont multipliés ces derniers jours.

Autre rendez-vous militant, la manifestation du 17 janvier, commémorant les 40 ans de la loi sur l’avortement, et réaffirmant le droit à disposer de son corps.

L’actualité de cette semaine, c’est aussi, hélas, toujours le terrorisme, qui frappe au Nigéria, où des femmes et des petites filles sont forcées à commettre des attentats.

C’est aussi des responsables religieux, en Inde, qui, encore et toujours, voient le corps des femmes comme un outil de reproduction pour préserver leur pouvoir.

Mais c’est aussi la Namibie, où une politique volontariste permet l’accès des femmes aux responsabilités, même si c’est loin de régler tous les problèmes.

Et ce sont enfin des femmes congolaises qui se battent contre les préjugés, gants de boxe aux poings.

Les Ourses à plumes